Le Réveil de la bête
Suite de mon Sauvetage express : dual boot Windows 10 / Debian 13 sur un OptiPlex 390 — après l’abandon du Mac et du Latitude noyé et le montage de la tour OptiPlex, je remets sur pied le serveur pour la rentrée.
Un été sans serveur
Mon serveur a passé l’été éteint — pas de course aux notes et aux infos, et une certaine sérénité qui accompagne l’interruption volontaire d’un service qu’on n’administre plus.
La rentrée venue, la question classique : est-ce que ça va repartir ? L’OS a vieilli sur place, les images Docker sont plus datées, les configs ont bougé pendant mes vacances (bon, j’avais « un peu » touché à mon syncthing et mes notes obsidian entre deux baignades).
J’appuie sur le bouton, je remonte et me connecte en SSH, et je lance la commande dont je ne me lasse pas :
cd /root/infra && docker compose up -d
Et là, la surprise : tout est remonté nickel. Presque aucune galère. Caddy qui reprend le proxy, Glances qui se remet à parler CPU, SilverBullet qui retrouve mes notes, PocketBase qui rapplique impeccable. Voilà une vertu du tout-Docker-Compose qu’on ne vante pas assez : tout le système tient dans un fichier.
La Citadelle de Seigneur Bison (Oui le nom de mon serveur est pompeux et alors ? :-))
Rien que pour le plaisir des yeux, voilà la stack qui tourne dans le boîtier :
| Service | Rôle |
|---|---|
| Caddy | Reverse proxy (réseau hôte, socket Tailscale) |
| Dashboard (nginx) | Portail d’accueil — le tableau de bord de la Citadelle |
| SilverBullet | Prise de notes & savoir |
| code-server | VS Code dans le navigateur, pour bricoler l’infra |
| PocketBase | Base de données & admin |
| Wetty | Terminal SSH via le navigateur |
| Glances | Monitoring CPU/RAM en temps réel |
| Syncthing | Synchro de mes notes Obsidian |
| rclone | Sauvegardes chiffrées vers MEGA + git push sur GitHub |
Et c’est dans la période qui a suivi le réveil que j’en ai profité pour développer la configuration : affinage des healthchecks, volumes mieux découpés, sauvegarde nocturne automatisée. L’art de profiter d’un redémarrage pour faire le ménage au lieu de le repousser.
La vraie galère : Syncthing après la mise à jour de l’appli mobile
Le hic, il est venu de là où on ne l’attend pas : une mise à jour de l’application mobile Syncthing. Du jour au lendemain, la synchronisation de mes notes Obsidian a décidé de ne plus avancer. Verdict : tout était à reparamétrer. J’ai dû repasser derrière sur trois fronts :
- Le téléphone (Android) : l’appli mise à jour a imposé une remise à zéro de la config — ré-ajout de l’appareil, re-scan des dossiers ;
- Ma nouvelle machine sous Windows : la tour OptiPlex aménagée dans mon précédent article, nouveau venu dans le foyer, a dû être déclarée comme appareil de confiance et rattachée au même dossier ;
- Le serveur : au passage, j’ai fait le grand ménage dans les appareils — suppression des morts (l’ancien Mac 2015, le Latitude noyé) et ajout des nouveaux (le PC, le téléphone).
Moralité d’une reconfig dans les trois sens : Syncthing, c’est un réseau de confiance. Chaque appareil a un device ID, chaque pair doit être accepté des deux côtés, chaque dossier re-partagé. Quand une appli mobile force un reset, c’est toute la chaîne qu’il faut reconstruire. Bénéfice pas négligeable : j’en ai profité pour harmoniser les noms d’appareils et virer les reliques du passé.
La quête de l’agent IA léger
Pendant que la Citadelle redevenait propre, un manque s’est fait sentir : un agent IA pour administrer le serveur. J’utilise en effet OpenCode mais Glances me dit qu’il est trop lourd… J’avais tenté d’intégrer Hermes (nousresearch/hermes-agent) au compose, bloc prévu pour piloter l’infra en passant par un chat. Sauf que… je n’arrive même pas à tirer l’image. Bloc mort dans le compose, de la configuration qui ne sert à rien et qui coûte cher en « pourquoi ça marche pas » chaque fois qu’on relit le fichier.
Autant dire que je suis en recherche d’un agent IA très léger pour manager ce serveur : quelque chose qui parle Docker et systemd, qui s’exécute localement sans dévorer la RAM d’une petite tour et qui se branche proprement sur un workflow « observe → plan → exécute ».
Si tu as des pistes d’agents légers réellement utilisables pour l’administration serveur — laisse ta suggestion par mail ou sur LinkedIn, je testerai les meilleures propositions.
Bilan
Ressusciter un serveur après un été d’inactivité, c’est finalement du presque-rien quand tout est Dockerisé : une commande, un café, et la Citadelle est debout. La vraie charge, elle vient des chaînes qui relient les machines entre elles — et Syncthing me l’a rappelé en me forçant à re-coudre toute la toile pour cause de mise à jour mobile.
Windows n’est plus qu’un coin à jeux, les notes revivent, et le prochain chantier, c’est cet agent IA qui remplacera le poids mort d’Hermes. À suivre…